Mohammed Abdel Radi

15.04.2016 ( Modifié le : 14.06.2016 )
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faits

Mohammed Abdel Radi est un membre éminent du Parti Liberté et Justice (FJP), le parti politique islamiste le plus populaire en Egypte. Le FJP est indépendant, mais a des liens étroits avec les Frères musulmans d’Egypte, le plus grand groupe politique en Egypte soutenu par le président Mohamed Morsi.

Abdel Radi avec Mustafa Al-Khouli, le responsable administratif du bureau des Frères musulmans à Shubra, est soupçonné d’avoir été impliqué dans la torture de trois étudiants égyptiens pendant les affrontements entre les partisans et les opposants du président Morsi en novembre 2012. Ces affrontements ont eu lieu à Damanhour dans le Nord de l’Egypte et faisaient partie d’une vague de protestations et de violences déclenchées par un décret du président Morsi. Ce décret élargissait temporairement les pouvoirs du président et accordait l’immunité contre les poursuites à un groupe dominé par les islamistes qui a hâtivement rédigé et adopté une nouvelle constitution.

Le 24 novembre 2012, Abdel Radi et Mustafa Al-Khouli auraient enlevé trois étudiants égyptiens- Mahmoud Ali Sahin (17), Mohammed Mansour Morsi (18) et Mustafa Faraj Saqr (21) et les auraient détenus pendant cinq heures au siège de JFP à Damanhour. Prétendument, les trois hommes ont été détenus séparément et ont été battus avec des bâtons. Une fois libérés, ils auraient été vus avec leurs vêtements déchirés, des contusions et des marques sur leur corps.

Mohamed Soudan, le porte-parole de FJP, a nié les accusations portées contre Abdel Radi et Mustafa Al-Khouli. Le porte-parole a affirmé que le siège de FJP à Damanhour avait été attaqué le 24 novembre 2012 par les membres du Parti socialiste révolutionnaire et du Parti Al-Dostour. Ceux-ci auraient blessé plusieurs membres de Frères musulmans et de FJP, qui défendaient leurs bureaux. Par la suite, d’après lui, trois agresseurs se seraient rendus au poste de police et auraient déposé un rapport accusant Abdel Radi et Mustafa Al-Khouli de torture.

En avril 2012, les trois victimes présumées et leurs partisans ont manifesté pendant deux jours devant le bureau du procureur de la ville contre ce qu’ils percevaient comme le retardement du renvoi de l’affaire devant les tribunaux.

 

procédure légale

En avril 2012, les trois victimes présumées et leurs partisans ont manifesté pendant deux jours devant le bureau du procureur de la ville contre ce qu’ils percevaient comme le retardement du renvoi de l’affaire devant les tribunaux. En conséquence, le 13 avril 2013, l’affaire a été renvoyée devant le tribunal pénal de Dmanhour, mais les deux accusés n’ont pas été arrêtés. L’avocat en chef des Frères musulmans, Abdel-Monaim Abdel-Maqsoud, a décrit l’enquête contre Abdel-Radi et Mustafa Al-Khouli comme «défectueuse».

Le 14 avril 2013, le bureau du Procureur à Damanhour a annoncé qu’Abdel-Radi et Mustafa Al-Khouli ont été accusés de détention illégale et de torture pendant plusieurs heures de plusieurs civils au sein du siège des Frères musulmans à Damanhour. Les accusés auraient frappé les détenus avec des bâtons et appliqué des décharges électriques sur eux. Les allégations sont basées sur les déclarations de victimes présumées et d’autres témoins, qui affirment avoir vu des bâtons, des épées et des pistolets à impulsion électrique à l’intérieur du siège du groupe politique.

En conséquence, le procureur a accusé Abdel Radi et Mustafa Al-Khouli en vertu des articles 280 et 282 du Code pénal égyptien. L’article 280 prévoit une peine d’emprisonnement indéfini pour l’arrestation illégale d’un individu, tandis que l’article 282 stipule qu’une personne qui torture une personne arrêtée sans motif légal est passible d’une peine dans une prison de haute sécurité.

Abdel-Radi a été interrogé et relâché en attendant le début du procès. Al-Khouli n’a pas répondu à une convocation pour un interrogatoire et, par conséquent, un mandat d’arrêt a été lancé contre lui. Le début du procès n’a pas encore été fixé.

 

point fort

Ce cas présente les premières accusations criminelles portées contre les membres de Frères musulmans d’Egypte, soutenus par le président Morsi.

 

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